Honoré-Jean Champcommunal : carnets de campagne 1915-1920

Honoré-Jean Champcommunal

Carnets de campagne 1915-1920

ISBN : 978-2-911167-84-3   – Broché 256 pages – 16×24 cm 24€ €
Un livre édité par Culture Patrimoine en Limousin

http://www.cultureetpatrimoine.fr/livre-Carnets_de_campagne_1915_1920-57-1-1-0-1.html

HJ Champcommunal carnets 1915-1920

Convaincu de défendre le droit et la civilisation et prêt à mourir pour la patrie, comme il l’écrit solennellement au début de son premier carnet, Honoré-Jean Champcommunal, en 1915, a tout du parfait soldat.

Plusieurs fois blessé, gazé, il fait preuve d’un comportement irréprochable, mais ne dit rien de ses distinctions militaires. Ni vantardise, ni apitoiement appuyé ; il enregistre durant cinq ans ce dont il est témoin, sans complaisance.

N’écrivant que pour lui-même, secret sur ses sentiments profonds, il relate l’incurie du commandement, la barbarie des poilus ivres, l’absurde et l’horreur du quotidien, avec une sobriété qui rend le tableau encore plus accablant.

L’armistice signé, il fait partie des troupes d’occupation et découvre un peuple bien différent de celui que la propagande guerrière lui avait dépeint. Il constate aussi, désabusé, l’empressement du pays à l’oublier.

De retour en Limousin, dans le calme de Saint-Sylvestre, c’est à froid qu’il rédige un épilogue, véritable manifeste pacifiste, où il démonte, en quelques pages, les mécanismes de la manipulation des peuples, clame son indignation et rêve de fraternité universelle.

L’ouvrage a reçu le soutien du label la mission du centenaire.

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Deux vidéos  des Archives municipales de Limoges sur Honoré-Jean Champcommunal

HJ Champcommunal portrait

Paroles d’un poilu limousin

Durée : 8min 40sec | Postée : 13/11/2013 | Chaîne : Culture festivité.

Elisabeth Saby, directrice des archives municipales de Limoges, nous présente le témoignage écrit du poilu Honoré-Jean Champcommunal, né en 1896 en Haute-Vienne, à St Sylvestre. A travers ses 4 carnets personnels, il décrit jour après jour ses années de guerre. La précision des détails, souvent horribles, la lucidité de l’auteur, la qualité des écrits et l’orthographe montrent toute la dimension humaine et vécue du chant de des souffrances de cet homme. Au fil de la lecture, on partage ses moments de doute, de peur, les blessures, l’intensité des brefs retours au pays. On mesure son courage, son sens élevé du devoir pour la patrie menacée. On découvre un homme intelligent, posé, critique, lucide. Ses réflexions sur le sens de la guerre, le sacrifice ultime, l’humain, le politique donnent à réfléchir.

http://www.7alimoges.tv/Paroles-d-un-poilu-limousin_v1817.html

Carnets de mémoire 14-18

Durée : 5min 37sec | Postée : 10/01/2014 |Chaîne : Culture festivité.
Quand les enfants d’un poilu découvrent la vie et l’univers quotidien de leur père durant la Grande-Guerre, à travers ses carnets mystérieusement disparus et retrouvés.
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Présentation du livre “Honoré-Jean Champcommunal : carnets de campagne 1915-1920”

Article créé le 03/04/2014 Mis à jour le 08/04/2014
Source : site de la Préfecture de la Haute-Vienne.
"Honoré-Jean Champcommunal : carnets de campagne 1915-1920"

Michel JAU, préfet de la Haute-Vienne, a préfacé le livre “Honoré-Jean Champcommunal : carnets de campagne 1915-1920”.

Le livre, qui reprend les textes consignés dans des carnets par Honoré-Jean Champcommunal pendant 5 ans, est publié dans le cadre du Centenaire de la première Guerre Mondiale par les Editions Culture et Patrimoine en Limousin.

Il a été présenté jeudi 3 avril par Mme Josépha Herman-Bredel, éditions culture et patrimoine en Limousin, et M. Philippe Grandcoing, historien, en présence des enfants et petits-enfants de M. Honoré-Jean Champcommunal.

Un enfant de la Haute-Vienne

Né à Saint-Sylvestre, cultivateur, Honoré-Jean Champcommunal est mobilisé à 19 ans (avril 1915) et part, muni de son certificat d’études – signe, pour l’époque, de certaines capacités scolaires. Bon élève, Honoré-Jean sera aussi un bon soldat.

Défendre « le droit et la civilisation »

C’est la devise qu’il inscrit sur son premier carnet. Il se comportera de façon exemplaire jusqu’à sa démobilisation (septembre 1919) : citations, croix de guerre, médaille militaire, grade de caporal…
Plusieurs fois blessé et gazé, atteint de sclérose pulmonaire, il sera plus tard réformé et poursuivra une carrière de Trésorier général d’Algérie jusqu’en 1959.

Le mystère des carnets

Longtemps perdus, ces carnets ont suivi les voies du hasard pour, finalement, être acquis en 2008, par les Archives municipales de Limoges : 4 carnets sur 5 sont ainsi réapparus. C’est en 2013, quand se précise le projet de publication, que les descendants directs sont retrouvés et consultés sur ce projet: ils ignoraient eux-mêmes l’existence des écrits de leur père à l’époque de la « Grande Guerre ».

Des écrits singuliers

La particularité de ces manuscrits est de ne pas être destinés à une quelconque publication, ni  postérité. Écrits « pour soi », à la première personne, leur sincérité, leur authenticité n’en rendent le récit que plus saisissant ; ils disent le quotidien d’un soldat ordinaire qui veut en fixer le souvenir.
Passé certaines pages aux détails minutieux, au vocabulaire quasi militaire, le lecteur sera entraîné dans les tribulations subies, dans des scènes surréalistes brossées sans complaisance ni recherche d’effets. Face aux visions d’horreur, Honoré-Jean réagit en homme de la terre, bouleversé par les carnages subis par les paysages… mais toujours sensible aux chants des oiseaux.

L’émancipation d’une pensée

Traversant les régions de combats, affrontant l’ennemi, sûr de sa mission, il fera partie des troupes d’occupation en Allemagne, l’armistice signé. Il porte alors un regard objectif – étonné – sur l’adversaire avec qui il dialogue. On sent l’affirmation d’un esprit critique qui, déjà, s’exprimait de plus en plus au cours de sa dernière année de guerre.
Impartial, toujours fidèle à ses valeurs morales, il finira, 3 mois après sa démobilisation, par reprendre son dernier carnet pour y inscrire un épilogue vigoureux ; le ton, lyrique, est celui d’un tribun. Son violent réquisitoire contre la guerre s’achève sur l’appel à un pacifisme universel.

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