Le 28 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l’histoire de la Haute-Vienne

Une histoire méconnue : 863  combattants nés en Haute-Vienne sont morts le 28 août 1914, jour le plus sanglant de la Première Guerre mondiale pour le département.

Pour l’ensemble du pays, on retient le 22 août 1914 comme jour le plus sanglant de l’histoire de France (voir l’article consacré à cette date sur le site). Il n’en est pas de même pour le département de la Haute-Vienne,  la défaite des armées françaises dans le cadre de la bataille des frontières est déjà consommée, et c’est au cours de ce que les historiens appellent la “grande retraite” que le 28 août 1914, plusieurs régiments comportant des soldats originaires du Limousin sont engagés dans des combats effroyablement meurtriers. D’après la base des Morts pour la France  de la Haute-Vienne élaborée par le Canopé de Limoges, 863 combattants (officiers, sous-officiers, soldats) sont décédés le 28 août 1914 dans plusieurs lieux de combats (voir plus bas la carte des principaux combats sur Google Maps).

Deux divisions d’infanterie appartenant à la 4e armée de Langle de Cary sont engagés ce jour-la dans des combats dans les Ardennes : la 23e division d’infanterie et la 24e division d’infanterie. Au niveau de la 23e division d’infanterie, trois régiments d’infanterie sont concernés :  le 107e RI d’Angoulême perd 16 hommes à Beaumont, le 63e RI de Limoges perd 156 hommes à La Besace, le 78e RI de Limoges et Guéret perd 39 hommes à Raucourt. Au niveau de la 24e division d’infanterie, trois régiments sont concernés : le 100e RI de Tulle perd 17 hommes à La Besace et 33 hommes à Yoncq, les 126e et 326e RI de Brive perdent respectivement 11 et 9 hommes à Yoncq.

Le même jour, la 62e division d’infanterie de réserve est engagée dans des combats à la limite des départements du Pas-de-Calais et de la Somme : le 263e RI de Limoges perd 189 hommes à Rocquigny, le 338e RI de Magnac-Laval perd 275 hommes à Rocquigny et le Transloy (voir dans le dossier PDF les détails de ces combats), le 307e RI et le 52e RAC (Régiment d’artillerie de campagne) perdent respectivement 10 et 13 hommes à Moislains.

Source : Luc Fessemaz, base des Morts pour la France de la Haute-Vienne.

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