Commémoration de l’Armistice de la Grande Guerre du 11 novembre 2019

À l’occasion de la commémoration de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, le site La Grande Guerre et le Limousin vous propose plusieurs vidéos reprenant les informations statistiques publiées depuis novembre 2014.

 

► Vidéos sur les Morts pour la France de Haute-Vienne des années 1914 à 1918, sur le front d’Orient et sur l’ensemble de la période 1914-1919 :

► Vidéos des Morts de la Grande Guerre de Guéret et des Morts pour la France de Limoges et de Tulle de 1914 à 1919 :

► Vidéos sur les Morts de la Grande Guerre de Panazol de 1914 à 1919 :

► Autres documents et événements sur la Grande Guerre en cette fin d’année 2019 :

Verdun, ou “l’abattoir du monde”. Il y a plus d’un siècle, de février à décembre 1916, Français et Allemands se sont livré une bataille démentielle pour le contrôle de quelques collines à proximité de la ville de Verdun, en Lorraine. Trois cent mille soldats y sont morts dans la boue et le sang, 400 000 autres ont été blessés. Retour en archives sur ces dix mois d’enfer. Vidéo d’Arte de 82 min. Disponible du 05/11/2019 au 12/11/2019; Prochaine diffusion le vendredi 15 novembre à 09:25 ►https://www.arte.tv/fr/videos/055934-000-A/verdun-ils-ne-passeront-pas/

Mémoire et Histoire de la Grande Guerre sur le web. Un parcours guidé dans les archives de l’internet par la Bnf, septembre 2019.

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Exposition temporaire : 7 millions ! Les soldats prisonniers dans la Grande Guerre En partenariat avec le Comité International de la Croix-Rouge, 26 juin 2019 – 15 décembre 2019

Exposition temporaire : Dans les coulisses de la paix, au musée de la Grande Guerre de Meaux. L’exposition revient sur cette période qui, de novembre 1918 à la signature le 28 juin 1919 du traité de Versailles, principal traité de paix entre l’Allemagne et les Alliés, a façonné l’histoire européenne. Exposition à découvrir du 8 juin au 8 décembre 2019. ► https://www.museedelagrandeguerre.eu/fr/expositions-evenements/expositions-temporaires/expopaix1919.html

En 2019, l’Historial de la Grande vous propose une exposition temporaire inspirée de la bande dessinée collective Traces de la Grande Guerre. L’exposition Il était une fois… interroge l’héritage de la Grande Guerre en confrontant la BD avec les objets des collections de l’Historial. Inauguration le 3 juin 2019 pour une durée de 1 an. Exposition familiale, tout public. ► https://www.historial.fr/musee-de-collection-peronne/expositions-temporaires/iletaitunefois/

Les Morts pour la France de Haute-Vienne

14058 Morts pour la France de Haute-Vienne pendant la Grande Guerre (1914-1919)

La base statistique des Morts pour la France de Haute-Vienne a été constituée en juillet 2014 à partir du traitement des fiches individuelles de la base du site Mémoire des hommes.Le critère retenu a été celui du département de naissance.

Les Morts pour la France de Haute-Vienne en 12 graphiques

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L’odyssée des soldats d’Orient

Les oubliés de la Victoire

Un documentaire vidéo de 52 minutes des historiens Didier Sapaut et Cédric Gruat

► Suivez ce lien pour voir la vidéo : https://www.reseau-canope.fr/notice/les-oublies-de-la-victoire.html

Ce documentaire, labellisé par la « mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale », est une co-production Réseau Canopé et Les Bons Clients. Avant l’avant-première du 18 octobre au Ministère des Armées et sa mise en ligne sur reseau-canope.fr, le documentaire de 52 min sera diffusé sur France3  le 7 novembre 2018.

Le film traite d’une période primordiale quant à l’issue de la Première Guerre mondiale, mais néanmoins oubliée, voire inconnue du grand public. Il s’appuie ainsi sur des images d’archives totalement inédites.

La volonté des auteurs est de proposer dans ce documentaire un regard nouveau sur l’année 1918 et sur l’après armistice et mettre en exergue l’odyssée de centaines de milliers de poilus d’Orient.

« Notre film souhaite, à travers l’histoire de cette armée d’Orient, poser un regard original sur la Grande guerre et ses prolongements, tout en inscrivant notre propos dans le temps présent et dans un questionnement actuel : Que signifie aujourd’hui commémorer la Première Guerre mondiale ? De quelle façon est-elle racontée et transmise ? Comment, à 100 ans de distance, faire «  parler » les images de ce conflit sans les trahir ? Enfin, comment rendre compte de l’oubli dans une œuvre documentaire?»

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2591 Morts pour la France de Haute-Vienne en 1918

1918, l’année de la Victoire

Le traité de BrestLitovsk signé le 3 mars 1918 entre les gouvernements des Empires centraux et la République bolchevique, issue de la révolution russe, met fin aux combats sur le front de l’Est. Il permet de rapatrier sur le front de l’Ouest les divisions allemandes les plus performantes et de recréer une situation stratégique de supériorité numérique contre les armées françaises et britanniques. Il faut cependant agir vite avant que l’intervention des troupes américaines ne renverse l’équilibre des forces. Ludendorff propose une attaque près de Saint-Quentin pour percer le front de la Somme et avec comme but final de “battre les britanniques”. L’opération connue sous le nom de code “Michael” commence le 21 mars. Les troupes allemandes réussissent une percée et trois jours après le début de l’offensive, la menace d’une séparation des armées britanniques et françaises entraîne une crise interalliée. Dans l’urgence de la situation, il est décidé de nommer Foch comme général en chef des Alliés afin de mieux coordonner les actions des deux armées. L’offensive allemande est en échec à partir du 5 avril, elle bute devant Amiens et elle est arrêtée dans la région de Montdidier. Ludendorff riposte le 9 avril en lançant l’opération “Georgette” contre les Britanniques dans les Flandres. Elle vise à conquérir Ypres et à atteindre les côtes de la Manche. Cette seconde offensive allemande se traduit par le conquête du mont Kemmel le 25 avril, et se termine par celle du mont Scherpenberg le 29 avril, sans apporter le décision espérée. Ludendorff réoriente alors son effort contre les Français. Cette troisième offensive lancée le 27 mai à partir du Chemin des Dames, menace Paris situé à 120 kilomètres bombardé par un canon à longue portée appelé “grosse Bertha”. L’engagement des marines, corps d’élite de l’armée américaine, permet de renverser la situation à l’ouest de Château-Thierry le 6 juin. Ludendorff lance une quatrième offensive sur le Matz le 9 juin, mais elle est rapidement brisée le 14 juin par les Français assistés des Américains. Les troupes allemandes s’épuisent avec l’accumulation des pertes et avec le début de l’épidémie de “grippe espagnole” qui frappe des soldats moins résistants car moins bien nourris. Le 15 juillet, Ludendorff lance toutes  ses forces dans une cinquième offensive : lors de cette seconde bataille de la Marne, les troupes allemandes progressent pendant trois jours, mais dès le 18 juillet elles subissent un contre-offensive de la part des Français soutenus par cinq puissantes divisions américaines. C’est le tournant de la Grande Guerre, l’implication massive des troupes américaines et la supériorité écrasante dans le domaine de l’arme blindée vont permettre de mener les troupes allées à la Victoire finale. Une percée à l’aide des chars est réalisée le 8 août devant Amiens, “jour noir de l’armée allemande”.  Au cours du mois de septembre, les Allemands se replient vers leur ultime ligne de résistance, la Ligne Hindenburg. Au mois d’octobre les armées allemandes sont au bord de l’effondrement, mais les combats meurtriers se poursuivent jusqu’à la signature de l’Armistice le 11 novembre 1918.

Les dates de décès

Après la baisse des Morts pour la France de Haute-Vienne enregistrée en 1917, on observe en 1918 un niveau plus élevé avec 2591 décès, ce qui est comparable à l’année 1916 mais représente une proportion de 70% par rapport au sommet des 3711 décès des cinq mois de l’année 1914. Mensuellement, les deux premiers mois de l’année sont les moins meurtriers de la Grande Guerre. Par la suite on note une augmentation des Morts lors de cinq offensives allemandes : on passe de 129 Morts en mars lors de l’offensive Michael qui frappe relativement plus les troupes britanniques, à 342 Morts en juillet lors du tournant de la seconde bataille de la Marne. Le dernier mois complet de combats en octobre est particulièrement meurtrier pour les soldats de Haute-Vienne avec 545 Morts : c’est le quatrième mois le plus meurtrier des 52 mois de la Grande Guerre, après ceux d’août-septembre 1914 et celui de septembre 1915.

 

 

Les lieux de décès

Au premier semestre de l’année 1918, quatre départements (Aisne, Oise, Marne, Somme) concentrent 64,1% des Morts, en liaison avec les quatre premières offensives allemandes. À l’étranger, on relève 60 Morts en Belgique, en particulier à Locre (23 Morts) lors de la bataille des Monts de Flandres.

Au second semestre 1918, les pertes sont un peu plus dispersées : les quatre premiers départements rassemblent 56,3% avec en particulier les combats qui se déroulent dans l’Aisne et dans la Marne, et dans une moindre mesure dans l’Oise et dans les Ardennes. Le 15 juillet 1918, premier jour de la seconde bataille de la Marne est le plus meurtrier de l’année avec 50 Morts. Les 28-30 juillet 1918 enregistrent 26 Morts à Fère-en-Tardenois dans l’Aisne, ce qui en fait le lieu de combat le plus meurtrier de l’année. Le total dans les pays étrangers rassemble 14% des Morts au second semestre contre 11,2% au premier trimestre : cette progression s’explique en particulier par la forte hausse des décès de prisonniers en Allemagne (59 Morts contre 10), et par celle des Morts sur le front italien (53 Morts contre 18). Il y a aussi 77 Morts sur le front d’Orient (Albanie, Bulgarie, Grèce, Macédoine, Serbie), plus souvent décédés de maladies que de combats.

Sur le graphique des 25 principaux lieux de décès en 1918, on retrouve des lieux de combats (Aisne, Belgique, Marne, Ardennes) déjà signalés et de grandes villes de l’arrière où l’on enregistre dans les hôpitaux des décès causés par des blessures ou des maladies (la “grippe espagnole” en particulier). Limoges occupe la première place avec 70 Morts, viennent ensuite les villes Paris, Châlons-sur-Marne, Vicence (Italie), Beauvais, Châteauroux, Ognon, Compiègne, Épernay et Meaux. Reims est une exception à cette liste car il s’y déroule de violents combats à proximité depuis 1914.

Les régiments de décès

Les pertes restent massivement concentrées sur les régiments d’infanterie, mais tous types rassemblés (chasseurs, coloniaux, active, réserve, territoriale)  le total est moindre que les années précédentes (79,7% contre 84,9% en 1917 et 89,8% en 1916)  car les ressources humaines s’épuisent et on assiste à un usage toujours plus intensif de l’artillerie avec une nouvelle arme comme les chars (8,6% des Morts contre 7,8% en 1917 et 5,2%  en 1916) et de l’aviation (0,8% des Morts contre 0,4% en 1917 et 0,2% en 1916). On observe aussi une progression importante des pertes dans la cavalerie (3,4% contre 1,8% en 1917 et 0,7% en 1916) et dans le génie (3,8% contre 2,6% en 1917 et 2,0% en 1916).

► Pour consulter le détail des statistiques de l’article et des graphiques, téléchargez  le document Excel 1918 MPF HV

Le futur mémorial aux Limougeauds morts lors de la Grande Guerre

Le futur mémorial de la place Jourdan à Limoges

Initié au printemps 2014, le projet de mémorial en hommage aux soldats de Limoges Morts pour la France pendant la Grande Guerre va entrer dans sa phase de réalisation au début de l’année prochaine, afin d’être prêt pour le centenaire de l’armistice, le 11 novembre 2018.

Sur l’écritoire en granit noir qui entourera le monument aux morts actuel, figureront dans l’ordre alphabétique les noms des 3003 Morts pour la France de Limoges sur la période 1914-1919, auxquels ont été rajoutés 2 autres Morts pour la France reconnus postérieurement en tant que grands invalides de guerre ainsi que ceux des 5 fusillés pour l’exemple originaires de Limoges.

La répartition des noms en fonction des lettres de l’alphabet est très inégale. Dans la liste, les noms commençant par B sont les plus nombreux (435 noms ; 14,5% du total). Les 6 lettres B,D, M, C, L, P, rassemblent 62,1% des noms, alors qu’a l’opposé 9 lettres (voir fin du tableau ci dessous) rassemblent moins de 1% des noms.

► Pour plus de détails sur le projet : lisez l’article du Populaire du Centre publié le 12 décembre 2017.

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Le classement des Morts pour la France de Limoges selon le nom

Un siècle après la Grande Guerre, se souvenir de ceux qui sont décédés lors de ce conflit, c’est d’abord leur donner un nom. Dans les petites communes, les noms sont gravés à jamais sur le monument aux morts, ce qui n’est pas le cas de villes plus importantes comme Limoges ou Tulle. D’où l’importance du travail mené par les Archives municipales de ces villes pour dresser cette liste de noms qui répond au devoir de mémoire.

Dans la liste des 3003 Morts pour la France de Limoges, on compte 1961 noms différents. 1476 noms figurent une seule fois (49% des Morts) et 485 noms (51% des Morts) figurent de deux à dix-sept fois (graphique 1). Ces statistiques traduisent la grande diversité du stock des noms en France par rapport à de nombreux autres pays. Cette diversité est cependant moindre que celle que l’on peut observer aujourd’hui, car la liste porte sur des générations nées à la fin du XIXe siècle, époque où l’effet des migrations de population au niveau national ou international reste encore faible dans un département comme la Haute-Vienne. Parmi les 9 soldats nés à l’étranger, seulement deux ont un nom à consonance étrangère : Korngut (né en Autriche) et Canellakis (né en Grèce). On note que cinq noms Thomas, Dupuy, Faure, Faucher, Texier, apparaissent de douze à dix-sept fois dans la liste, il s’agit de patronymes très courants dans le département. On remarque également la présence de noms typiquement haut-viennois comme Nouhaud (9 fois), Laplaud (4 fois), Boulesteix et Lathière (seulement 2 fois) (1).

(1) Article Patronymes et toponymes courants en Limousin : un déterminisme géographique. Auteur : Joselito Mancuso – Insee Limousin, novembre 2007.

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