Les Morts pour la France de Limoges

Portrait statistique des Morts pour la France de Limoges

pendant la Grande Guerre (1914-1919)

Cet article se propose de dresser le portrait statistique des 3003 Morts pour la France de Limoges à partir des informations contenues dans la liste dressée par les Archives Municipales de Limoges. Il s’agit essentiellement d’une analyse descriptive conduite à partir de douze indicateurs présents sur les fiches individuelles des Morts pour la France que l’on trouve sur le site Mémoire des hommes du ministère de la défense.

[1] Le classement des Morts pour la France de Limoges selon le nom

Un siècle après la Grande Guerre, se souvenir de ceux qui sont décédés lors de ce conflit, c’est d’abord leur donner un nom. Dans les petites communes, les noms sont gravés à jamais sur le monument aux morts, ce qui n’est pas le cas de villes plus importantes comme Limoges ou Tulle. D’où l’importance du travail mené par les Archives municipales de ces villes pour dresser cette liste de noms qui répond au devoir de mémoire.

Dans la liste des 3003 Morts pour la France de Limoges, on compte 1961 noms différents. 1476 noms figurent une seule fois (49% des Morts) et 485 noms (51% des Morts) figurent de deux à dix-sept fois (graphique 1). Ces statistiques traduisent la grande diversité du stock des noms en France par rapport à de nombreux autres pays. Cette diversité est cependant moindre que celle que l’on peut observer aujourd’hui, car la liste porte sur des générations nées à la fin du XIXe siècle, époque où l’effet des migrations de population au niveau national ou international reste encore faible dans un département comme la Haute-Vienne. Parmi les 9 soldats nés à l’étranger, seulement deux ont un nom à consonance étrangère : Korngut (né en Autriche) et Canellakis (né en Grèce). On note que cinq noms Thomas, Dupuy, Faure, Faucher, Texier, apparaissent de douze à dix-sept fois dans la liste, il s’agit de patronymes très courants dans le département. On remarque également la présence de noms typiquement haut-viennois comme Nouhaud (9 fois), Laplaud (4 fois), Boulesteix et Lathière (seulement 2 fois) (1).

(1) Article Patronymes et toponymes courants en Limousin : un déterminisme géographique. Auteur : Joselito Mancuso – Insee Limousin, novembre 2007.

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Les Morts de la Grande Guerre de Guéret

Portrait statistique des Morts de la Grande Guerre de Guéret (1914-1919)

 

Cet article se propose de dresser le portrait statistique des 296 Morts de la Grande Guerre de Guéret à partir de la liste constituée par le croisement entre la liste des 275 Morts inscrits sur le monument aux morts et la liste des 207 Morts du Livre d’Or. Il s’agit essentiellement d’une analyse descriptive conduite à partir de onze indicateurs présents sur les fiches individuelles des Morts pour la France que l’on trouve sur le site Mémoire des hommes du ministère de la défense ou sur les registres matricules que l’on trouve sur le site des Archives départementales de la Creuse.

 

[1] Le classement des Morts de la Grande Guerre de Guéret selon le nom

Un siècle après la Grande Guerre, se souvenir de ceux qui sont décédés, c’est d’abord leur donner un nom. Les noms sont gravés à jamais sur le monument aux morts de la commune, mais tous les soldats morts de la Première Guerre mondiale n’y figurent pas nécessairement. La liste des 296 Morts de la Grande Guerre de Guéret a été composée en croisant la liste des 275 Morts de la Grande Guerre qui figure sur le monument aux morts inauguré le 1er juillet 1923 et situé dans le jardin public du Musée de la Sénatorerie, et la liste des 207 Morts pour la France du Livre d’or de Guéret élaboré en 1929-1930 par le ministère des Pensions et disponible sur le site des Archives nationales.

Dans la liste des 296 Morts de Guéret on compte 253 noms différents. 218 noms figurent une seule fois et 35 noms figurent de deux à quatre fois (graphique circulaire 1). Ces statistiques traduisent la grande diversité du stock des noms en France par rapport à de nombreux autres pays. Cette diversité est cependant moindre que celle que l’on peut observer aujourd’hui, car la liste porte sur des générations nées à la fin du XIXe siècle, époque où l’effet des migrations de population au niveau national ou international reste encore faible dans un département comme la Creuse. Les trois noms les plus fréquents apparaissent quatre fois dans la liste, il s’agit de Dubreuil, Dumont et Tourteau. On peut supposer qu’il s’agit le plus souvent de membres d’une même famille (des frères ou des cousins), mais il faudrait mener une enquête généalogique auprès de l’état civil pour le confirmer. Martin qui est le nom le plus fréquent en France figure trois fois dans la liste, il en est de même pour Sudron qui est un nom typiquement creusois. Parmi les 30 noms qui figurent deux fois dans la liste, on note d’autres noms typiquement creusois comme Lecante, Suchaud et Vernaudon. Par contre, on remarque que Moreau qui est le nom le plus fréquent en Creuse sur la période 1891-1990, est absent de la liste (1).

(1) Article Patronymes et toponymes courants en Limousin : un déterminisme géographique. Auteur : Joselito Mancuso – Insee Limousin, novembre 2007.

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Les fusillés pour l’exemple de Souain et de Flirey

 « Si les hommes ne partent pas à l’assaut, je fais tirer le 75 sur les tranchées »  : menace qu’aurait prononcée le général Réveilhac, le 10 mars 1915 dans le secteur de Souain (Marne).

Le GQG de Joffre ne se soucie guère de ces soldats qui sont qualifiés de « matériel humain » dans certains rapports ! Les témoignages d’officiers montrent qu’au printemps 1915, les fantassins en ont assez des sacrifices inutiles des offensives de Champagne et d’Artois. La démoralisation des soldats va finir par se transformer dans quelques cas par le refus de sortir des tranchées pour se faire massacrer. Un premier incident se produit les 8 et 10 mars 1915 dans le secteur de Souain, où les hommes du 336e régiment d’infanterie refusent de partir à l’assaut. Vingt-quatre hommes, dont six caporaux seront traduit en conseil de guerre, et quatre seront condamnés et « fusillés pour l’exemple » le 17 mars 1915.Il faudra attendre le 3 mars 1934 pour que la Cour spéciale de justice militaire prononce leur réhabilitation.

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Cartable numérique de la BDIC : la Première Guerre mondiale

Les débuts de la BDIC étant étroitement liés à la Première Guerre mondiale, elle conserve sur ce sujet des collections d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles (photographies, journaux de tranchée, lettres et carnets de soldats, etc.). Ces dernières permettent d’aborder le conflit dans toutes ses dimensions : vie quotidienne des soldats dans les tranchées, nouvelles formes de combat et violence de masse, traités de paix et bouleversement de la carte de l’Europe, etc.

Une frise chronologique générale met en relation documents et événements.

Cartable numérique BDIC 1e GM

Liste des dossiers : La vie dans les tranchées – Le temps du combat – Les mutineries de 1917 – La vie à l’arrière – 1918, de l’armistice à la paix – L’argonnaute, un journal de tranchées au fil de la guerre.

Les Morts pour la France de Tulle

Portrait statistique des Morts pour la France de Tulle pendant la Grande Guerre (1914-1919)

Cet article se propose de dresser le portrait statistique des 648 Morts pour la France de Tulle à partir des informations contenues dans la liste dressée par les Archives Municipales de Tulle, liste publiée sur le site de la ville. Il s’agit essentiellement d’une analyse descriptive conduite à partir de onze indicateurs présents sur les fiches individuelles des Morts pour la France que l’on trouve sur le site Mémoire des hommes du ministère de la défense.

[1] Le classement des Morts pour la France de Tulle selon le nom

Un siècle après la Grande Guerre, se souvenir de ceux qui sont décédés lors de ce conflit, c’est d’abord leur donner un nom. Dans les petites communes, les noms sont gravés à jamais sur le monument aux morts, ce qui n’est pas le cas de villes plus importantes comme Tulle ou Limoges. D’où l’importance du travail mené par les Archives municipales de ces villes pour dresser cette liste de noms qui répond au devoir de mémoire.

Dans la liste des Morts pour la France de Tulle, 362 noms figurent une seule fois et 286 noms figurent de deux à sept fois (graphique circulaire 1). Ces statistiques traduisent la grande diversité du stock des noms en France par rapport à de nombreux autres pays. Cette diversité est cependant moindre que celle que l’on peut observer aujourd’hui, car la liste porte sur des générations nées à la fin du XIXe siècle, époque où l’effet des migrations de population de niveau national ou international reste faible dans un département comme la Corrèze. Les trois noms les plus fréquents apparaissent sept fois dans la liste, il s’agit de Bachellerie, Verdier et Vialle. On peut supposer qu’il s’agit le plus souvent de membres d’une même famille (des frères ou des cousins), mais il faudrait mener une enquête généalogique auprès de l’état civil pour le confirmer. Vergne qui est le nom le plus fréquent en Corrèze sur la période 1891-1990 (1) apparait seulement en 16e position avec 22 autres noms qui figurent trois fois dans la liste des Morts de Tulle (pour plus de détails ►téléchargez le tableau Excel [1]). Des noms typiquement corréziens comme Bouillaguet, Leyrat ou Verlhac sont : absent de la liste pour le premier, en trois exemplaires pour le second, et présent avec l’orthographe Verlhiac pour le troisième.

(1) Article Patronymes et toponymes courants en Limousin : un déterminisme géographique. Auteur : Joselito Mancuso – Insee Limousin, novembre 2007.

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