La liste des Limougeauds Morts pour la France

Conférence de presse : 14/18 Hommage à nos morts

Mairie de Limoges, mercredi 26 octobre, 11h

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, et après deux ans de travaux de recherches, la ville de Limoges rend hommage aux soldats de Limoges disparus pendant la Grande Guerre. Ainsi, la liste des 3003 soldats tués au front est désormais consultable sur le site internet de la ville www.ville-limoges.fr. La ville souhaite ensuite créer un mémorial faisant apparaître les noms de ces soldats permettant enfin la reconnaissance de ces enfants de Limoges Morts pour la France. Source : dossier de presse.

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Un article de 1921 sur les fusillés de Flirey

Le Bulletin de l’association des mutilés et réformés de guerre du département de la Creuse, dans son numéro 32 de septembre 1921, comporte en première page un article consacré aux fusillés de Flirey en avril 1915 et structuré en quatre paragraphes : les faits, les fautes, les réparations, les sanctions.

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Autres ressources du site sur le sujet des fusillés :

Les fusillés de la Grande Guerre du Limousin

Un webdocumentaire de RFI sur les fusillés pour l’exemple de la Première guerre mondiale

1915. L’enlisement

Jean-Noël Grandhomme propose une analyse de l’ouvrage de Jean-Yves Le Naour, 1915. L’enlisement (Paris, Perrin, 2013, 408 pages).

Cet ouvrage est également cité dans le diaporama des essais historiques sur le site de la Mission du Centenaire.

 1915 l'enlissement

Si 1914 est l’année de l’entrée en guerre, de la Marne et de Tannenberg ; si 1916 est celle de Verdun et de la Somme ; 1917 celle des révolutions russes, de l’entrée en guerre des États-Unis et du Chemin des Dames ; et enfin 1918 celle de la victoire des Alliés, 1915 a souvent été qualifiée d’« année inutile ». Elle est pourtant riche en événements dramatiques, que nous retrace ici Jean-Yves Le Naour.

Pour les deux camps, 1914 se clôt sur le même constat : démesurément étendu à l’ouest comme à l’est, le front est désormais figé et semble hermétique. Ce constat amène pays de l’Entente et puissances centrales à réfléchir à des solutions alternatives afin de « percer ». Plusieurs stratégies sont mises en œuvre du côté des Franco-Britanniques. D’une part un « grignotage » incessant, mais pour l’essentiel vain. Dans une guerre d’usure, il faut épuiser l’adversaire sans craindre ses propres pertes. Les hommes deviennent alors des éléments de statistique. Cette stratégie, vouée à l’échec, est maintenue au-delà du raisonnable par Joffre et, alimentée par les Allemands, conduit aux hécatombes des « combats locaux » dans les Vosges, au Bois-le-Prêtre, aux Éparges, dans l’Argonne, les Flandres et ailleurs. Joffre donne, d’autre part, deux gigantesques coups de bélier dans la forteresse ennemie, en Artois et en Champagne en mai et en septembre, sans pouvoir l’ébranler. À la fin de l’année, épuisés, les Alliés ont perdu l’initiative des opérations.

Il faut féliciter Jean-Yves Le Naour de n’avoir pas fait l’impasse sur les enjeux militaires de la guerre, que beaucoup d’autres historiens jugent superflus (un comble !). De belles pages sont consacrées à la vie quotidienne des combattants, dans un temps de mutation où se généralisent les nouveaux uniformes, le casque, le masque à gaz, le crapouillot, le lance-flammes, les mines. On s’installe pour longtemps dans un conflit dont l’issue semble particulièrement incertaine.

L’auteur évoque aussi longuement la vie des civils, obligés de s’organiser dans la durée sans les « hommes dans la fleur de l’âge », que leur ramènent pourtant de temps à autre les premières permissions. Les premières lézardes dans l’union sacrée ou le Burgfrieden apparaissent aussi, avec le congrès socialiste de Zimmerwald (Suisse) ou la « rumeur infâme » lancée en France par les anticléricaux dans le but de faire passer les catholiques pour des « embusqués » (ce qu’ils ne sont certes pas).

Les fronts « secondaires » ne sont pas oubliés non plus : l’échec de l’Entente aux Dardanelles ; l’océan, où la guerre sous-marine irrite les Américains et les autres neutres (avec le torpillage du Lusitania en mai). Tandis que l’entrée en guerre de l’Italie n’apporte pas de changement significatif à la situation militaire, les Russes s’effondrent en Pologne et en Ukraine, offrant un boulevard vers le blé des plaines fertiles à des Empires centraux où la pénurie commence à se faire durement sentir. Le tsar remporte, en revanche, des victoires contre les Turcs dans le Caucase, dont l’Empire ottoman se venge en exterminant ses citoyens arméniens, perpétrant ainsi le premier génocide du xxe siècle.

Comme toujours, le propos de Jean-Yves Le Naour est fluide et synthétique. Le récit est accessible sans pour autant que les faits soient simplifiés à l’extrême. Il est seulement dommage qu’hors des notes de fin de volume, les sources et la bibliographie n’apparaissent pas. Espérons que cet oubli sera réparé dans 1916, 1917, 1918 et peut-être 1919, que nous attendons avec intérêt.

Jean-Noël Grandhomme. Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2014).

Le Populaire du Centre du 1er janvier 1915 : la Guerre

La poursuite de l’offensive…

Cinq mois après le début du conflit, la lecture du communiqué officiel donne l’impression d’une lente progression : dans le cadre de “violents combats”, les troupes françaises gagnent quelques mètres de tranchées (1) ou une moitié de village, maison par maison. Les descriptions détaillées des neufs jours de combats (du 16 au 25 décembre) ne font que renforcer l’impression générale d’un blocage sur l’ensemble du front. Des noms de lieux devenus tristement célèbres, se répètent à longueur de page : la ferme d’Alger près de Sillery, la ferme de Beauséjour près de Mesnil-les-Hurlus, le bois de Mortmart (Mort-Mare en Meurthe-et-Moselle)… Et l’on pourrait rallonger la liste de ces lieux de combats que l’on retrouve sur les fiches individuelles des Morts pour la France. Avec la mauvaise saison, la boue et le froid ne font que rajouter à l’horreur d’une guerre dont on ne sait pas qu’elle va  encore durer 47 mois…

On retiendra également de cette lecture, des détails sur la guerre aérienne, qui s’illustre par des bombardements de villes ennemies, des combats aériens, des réglages de tirs d’artillerie ou de navires, des activités de surveillance et de reconnaissance. De même, alors que l’Italie n’est pas encore entrée dans la guerre au côté des pays de l’Entente, on apprend la mort d’un petit-fils de Garibaldi, qui à la tête des volontaires italiens est tombé dans les tranchées de l’Argonne.

(1) Pour en savoir plus: Jean-Yves Le Naour, 1915. L’enlisement (Paris, Perrin, 2013, 408 pages). L’auteur dénonce la stratégie du “grignotage” de Joffre qui coûte la vie inutilement à 320 000 hommes en 1915.

PDC 01 01 1915 La Guerre

Source : première page du Populaire du Centre du 1er janvier 1915. Disponible sur le site de la Bfm de Limoges.

Présentation

Une plateforme animée par le Canopé de l’Académie de Limoges

La justification du projet

L’année 2014 initie le cycle des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale. La note de service du 7 juin 2013 présente les implications de l’éducation nationale à ce sujet et précise que les CRDP et CDDP constituent des « centres ressources » à la disposition des équipes pédagogiques locales.
Le CRDP du Limousin, en mutation vers le réseau CANOPÉ, se doit de participer à cet événement.
Le projet « 14-18 » consiste à créer un portail spécifique en rapport avec les commémorations du Centenaire et privilégiant la dimension régionale.

Les objectifs du site « 14-18 »

• Informer le public du Limousin sur les préparatifs et les manifestations du Centenaire ;
• Produire et diffuser des ressources sur la Grande Guerre ;
• Accompagner les projets des classes, des écoles et établissements scolaires de l’académie de Limoges.

Les contenus du site « 14-18 »

• Agenda : un calendrier des commémorations, conférences et expositions, centré sur le niveau régional.
• Articles  : une sélection de ressources sur la Grande Guerre déclinée en différentes catégories :

Arts – Discours – Films – Images – Livres  – Presse – Revues – Romans – Sites –  Son – Télévision – Vidéos – Webdocumentaires.

Quelques références sont proposées en langues étrangères (anglais, allemand, espagnol, italien).

La catégorie « Canopé » désigne les ressources produites en interne, essentiellement par le Canopé de Limoges.
• Espaces pédagogiques : les projets sur la Grande Guerre des établissements de l’Académie de Limoges  ; la charte qui permet d’héberger un projet sur le site.

Contacts
Luc Fessemaz, professeur chargé de mission Arts Culture et Société
Tél : +33 (0)5 87 50 46 37
luc.fessemaz@ac-limoges.fr