Les Morts pour la France de Haute-Vienne

14058 Morts pour la France de Haute-Vienne pendant la Grande Guerre (1914-1919)

La base statistique des Morts pour la France de Haute-Vienne a été constituée en juillet 2014 à partir du traitement des fiches individuelles de la base du site Mémoire des hommes.Le critère retenu a été celui du département de naissance.

Les Morts pour la France de Haute-Vienne en 12 graphiques

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L’odyssée des soldats d’Orient

Les oubliés de la Victoire

Un documentaire vidéo de 52 minutes des historiens Didier Sapaut et Cédric Gruat

► Suivez ce lien pour voir la vidéo : https://www.reseau-canope.fr/notice/les-oublies-de-la-victoire.html

Ce documentaire, labellisé par la « mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale », est une co-production Réseau Canopé et Les Bons Clients. Avant l’avant-première du 18 octobre au Ministère des Armées et sa mise en ligne sur reseau-canope.fr, le documentaire de 52 min sera diffusé sur France3  le 7 novembre 2018.

Le film traite d’une période primordiale quant à l’issue de la Première Guerre mondiale, mais néanmoins oubliée, voire inconnue du grand public. Il s’appuie ainsi sur des images d’archives totalement inédites.

La volonté des auteurs est de proposer dans ce documentaire un regard nouveau sur l’année 1918 et sur l’après armistice et mettre en exergue l’odyssée de centaines de milliers de poilus d’Orient.

« Notre film souhaite, à travers l’histoire de cette armée d’Orient, poser un regard original sur la Grande guerre et ses prolongements, tout en inscrivant notre propos dans le temps présent et dans un questionnement actuel : Que signifie aujourd’hui commémorer la Première Guerre mondiale ? De quelle façon est-elle racontée et transmise ? Comment, à 100 ans de distance, faire «  parler » les images de ce conflit sans les trahir ? Enfin, comment rendre compte de l’oubli dans une œuvre documentaire?»

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2591 Morts pour la France de Haute-Vienne en 1918

1918, l’année de la Victoire

Le traité de BrestLitovsk signé le 3 mars 1918 entre les gouvernements des Empires centraux et la République bolchevique, issue de la révolution russe, met fin aux combats sur le front de l’Est. Il permet de rapatrier sur le front de l’Ouest les divisions allemandes les plus performantes et de recréer une situation stratégique de supériorité numérique contre les armées françaises et britanniques. Il faut cependant agir vite avant que l’intervention des troupes américaines ne renversent l’équilibre des forces. Ludendorff propose une attaque près de Saint-Quentin pour percer le front de la Somme et avec comme but final de “battre les britanniques”. L’opération connue sous le nom de code “Michael” commence le 21 mars. Les troupes allemandes réussissent une percée et trois jours après le début de l’offensive, la menace d’une séparation des armées britanniques et françaises entraîne une crise interalliée. Dans l’urgence de la situation, il est décidé de nommer Foch comme général en chef des Alliés afin de mieux coordonner les actions des deux armées. L’offensive allemande est en échec à partir du 5 avril, elle bute devant Amiens et elle est arrêtée dans la région de Montdidier. Lundendorff riposte le 9 avril en lançant l’opération “Georgette” contre les Britanniques dans les Flandres. Elle vise à conquérir Ypres et à atteindre les côtes de la Manche. Cette seconde offensive allemande se traduit par le conquête du mont Kemmel le 25 avril, et se termine par celle du mont Scherpenberg le 29 avril, sans apporter le décision espérée. Lundendorff réoriente alors son effort contre les Français. Cette troisième offensive lancée le 27 mai à partir du Chemin des Dames, menace Paris situé à 120 kilomètres bombardé par un canon à longue portée appelé “grosse Bertha”. L’engagement des marines, corps d’élite de l’armée américaine, permet de renverser la situation à l’ouest de Château-Thierry le 6 juin. Ludendorff lance une quatrième offensive sur le Matz le 9 juin, mais elle est rapidement brisée le 14 juin par les Français assistés des Américains. Les troupes allemandes s’épuisent avec l’accumulation des pertes et avec le début de l’épidémie de “grippe espagnole” qui frappe des soldats moins résistants car moins bien nourris. Le 15 juillet, Ludendorff lance toutes  ses forces dans une cinquième offensive : lors de cette seconde bataille de la Marne, les troupes allemandes progressent pendant trois jours, mais dès le 18 juillet elles subissent un contre-offensive de la part des Français soutenus par cinq puissantes divisions américaines. C’est le tournant de la Grande Guerre, l’implication massive des troupes américaines et la supériorité écrasante dans le domaine de l’arme blindée vont permettre de mener les troupes allées à la Victoire finale. Une percée à l’aide des chars est réalisée le 8 août devant Amiens, “jour noir de l’armée allemande”.  Au cours du mois de septembre, les Allemands se replient vers leur ultime ligne de résistance, la Ligne Hindenburg. Au mois d’octobre les armées allemandes sont au bord de l’effondrement, mais les combats meurtriers se poursuivent jusqu’à la signature de l’Armistice le 11 novembre 1918.

Les dates de décès

Après la baisse des Morts pour la France de Haute-Vienne enregistrée en 1917, on observe en 1918 un niveau plus élevé avec 2591 décès, ce qui est comparable à l’année 1916 mais représente un proportion de 70% par rapport au sommet des 3711 décès des cinq mois de l’année 1914. Mensuellement,les deux premiers mois de l’année sont les moins meurtriers de la Grande Guerre. Par la suite on note une augmentation des Morts lors de cinq offensives allemandes : on passe de 129 Morts en mars lors de l’offensive Michael qui frappe relativement plus les troupes britanniques, à 342 Morts en juillet lors du tournant de la seconde bataille de la Marne. Le dernier mois complet de combats en octobre est particulièrement meurtrier pour les soldats de Haute-Vienne avec 545 Morts : c’est le quatrième mois le plus meurtrier des 52 mois de la Grande Guerre, après ceux d’août-septembre 1914 et celui de septembre 1915.

 

 

Les lieux de décès

Au premier semestre de l’année 1918, quatre départements (Aisne, Oise, Marne, Somme) concentrent 64,1% des Morts, en liaison avec les quatre premières offensives allemandes. À l’étranger, on relève 60 Morts en Belgique, en particulier à Locre (23 Morts) lors de la bataille des Monts de Flandres.

Au second semestre 1918, les pertes sont un peu plus dispersées : les quatre premiers départements rassemblent 56,3% avec en particulier les combats qui se déroulent dans l’Aisne et dans la Marne, et dans une moindre mesure dans l’Oise et dans les Ardennes. Le 15 juillet 1918, premier jour de la seconde bataille de la Marne est le plus meurtrier de l’année avec 50 Morts. Les 28-30 juillet 1918 enregistrent 26 Morts à Fère-en-Tardenois dans l’Aisne, ce qui en fait le lieu de combat le plus meurtrier de l’année. Le total dans les pays étrangers rassemble 14% des Morts au second semestre contre 11,2% au premier trimestre : cette progression s’explique en particulier par la forte hausse des décès de prisonniers en Allemagne (59 Morts contre 10), et par celle des Morts sur le front italien (53 Morts contre 18). Il y a aussi 77 Morts sur le front d’Orient (Albanie, Bulgarie, Grèce, Macédoine, Serbie), plus souvent décédés de maladies que de combats.

Sur le graphique des 25 principaux lieux de décès en 1918, on retrouve des lieux de combats (Aisne, Belgique, Marne, Ardennes) déjà signalés et de grandes villes de l’arrière où l’on enregistre dans les hôpitaux des décès causés par des blessures ou des maladies (la “grippe espagnole” en particulier). Limoges occupe la première place avec 70 Morts, viennent ensuite les villes Paris, Châlons-sur-Marne, Vicence (Italie), Beauvais, Châteauroux, Ognon, Compiègne, Épernay et Meaux. Reims est une exception à cette liste car il s’y déroule de violents combats à proximité depuis 1914.

Les régiments de décès

Les pertes restent massivement concentrées sur les régiments d’infanterie, mais tous types rassemblés (chasseurs, coloniaux, active, réserve, territoriale)  le total est moindre que les années précédentes (79,7% contre 84,9% en 1917 et 89,8% en 1916)  car les ressources humaines s’épuisent et on assiste à un usage toujours plus intensif de l’artillerie avec une nouvelle arme comme les chars (8,6% des Morts contre 7,8% en 1917 et 5,2%  en 1916) et de l’aviation (0,8% des Morts contre 0,4% en 1917 et 0,2% en 1916). On observe aussi une progression importante des pertes dans la cavalerie (3,4% contre 1,8% en 1917 et 0,7% en 1916) et dans le génie (3,8% contre 2,6% en 1917 et 2,0% en 1916).

► Pour consulter le détail des statistiques de l’article et des graphiques, téléchargez  le document Excel 1918 MPF HV

Les cartes du site La Grande Guerre et le Limousin

Liste des 24 cartes du site et liens vers les articles associés

De nombreuses cartes portent sur les Morts pour la France du Limousin, avec en particulier des cartes très approfondies liées aux monuments aux morts de Guéret, Limoges, Panazol et Tulle et d’autres moins élaborées concernant les principaux lieux de décès des Morts pour la France de Haute-Vienne.

On présente également des parcours individuels de soldats comme ceux du creusois Jean Jamet dont on dispose des lettres échangées avec sa famille pendant le conflit, et ceux de Firmin Tarneaud et Henri Dumont en tant que personnalités de Limoges.

On retiendra également la carte consacrée à la statuaire féminine dans les monuments aux morts du Limousin qui est liée à l’exposition En mémoire d’elles, la carte sur les hommes politiques de la Grande Guerre qui invite à parcourir  le webdocumentaire intitulé Gouverner en temps de guerre

La dernière carte de la liste consacrée à la porcelaine à Limoges en 1905 n’est pas liée à la Grande Guerre, mais fait partie d’une exposition de Canopé sur Charles Haviland.

  Lien vers la carte Lien vers l’article associé sur le site
1 Morts pour la France des 201 communes de Haute-Vienne La base des Morts pour la France de Haute-Vienne construite par Canopé Limoges
2 Population de Haute-Vienne 1911-1921 Cartes interactives des Morts pour la France de Haute-Vienne de la Grande Guerre
3 Guerre 14-18 : hommage franco-allemand au Hartmannswillerkopf La commémoration du centenaire la déclaration de guerre au Hartmannswillerkopf
4 Principaux lieux de décès des combattants de Haute-Vienne le 28 août 1914 Le 28 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l’histoire de la Haute-Vienne
5 Quelques fermes célèbres dans le département de la Marne pendant la Grande Guerre  
6 Principaux lieux de décès des Morts pour la France de Haute-Vienne en septembre 1914 1310 morts pour la France originaires de Haute-Vienne en septembre 1914
7 Principaux lieux de décès des Morts pour la France de Haute-Vienne en octobre 1914 352 Morts pour la France originaires de Haute-Vienne en octobre 1914
8 Principaux lieux de décès des Morts pour la France de Haute-Vienne en novembre 1914 274 Morts pour la France originaires de Haute-Vienne en novembre 1914
9 Carte des Morts pour la France de Tulle La carte des Morts pour la France de Tulle
10 Les 62 Morts pour la France du 100e RI de Tulle  
11 MPF de Tulle du 100e RI et lieux de résidence  
12 Lieux de décès les plus meurtriers des MPF de Tulle  
13 Jean Jamet, soldat creusois pendant la Grande Guerre Jean Jamet, un soldat creusois pendant la Grande Guerre
14 Carte des Morts de la Grande Guerre de Guéret La carte des Morts de la Grande Guerre de Guéret
15 Firmin Tarneaud (1894-1914) et Henri Dumont (1882-1918) La Grande Guerre a tué dans tous les milieux sociaux
16 Carré allemand du cimetière de Louyat à Limoges Les 142 soldats allemands de Louyat
17 Carte des Morts pour la France de Limoges La Carte des Morts pour la France de Limoges
18 Lieux de décès des victimes de la guerre de 1914 à 1922 pour la commune de Panazol Les victimes de la Grande Guerre de la commune de Panazol
19 Lieux de naissances des habitants de Panazol en 1911 et 1921  
20 Recensements de Panazol en 1911 et 1921 Les recensements à Panazol en 1911 et 1921
21 Lieux de décès des soldats de Vaulry pendant la Grande Guerre La commune de Vaulry en Haute-Vienne pendant la Grande Guerre
22 En mémoire d’elles. La statuaire féminine dans les monuments aux morts du Limousin En mémoire d’elles
23 Les hommes politiques de la Grande Guerre Les hommes politiques de la Grande Guerre
24 La porcelaine à Limoges en 1905 Exposition Haviland réalisée par Canopé