Armement : l’artillerie

En 1918, lorsque vint l’heure du bilan définitif des pertes humaines, il fallut bien constater que, contrairement à la plupart des prévisions d’avant 14, prés de 80 pour cent des morts et disparus avaient été victimes de l’artillerie (c’est-à-dire de l’ensemble des canons quels que soient leur calibre) ! 1,5 pour cent « seulement » avaient été tués par les gaz et à peine 1 pour cent par les fameuses baïonnettes. La carte postale allégorique vantant les qualités « notre 75 », clé de la victoire, est caractéristique d’un « bourrage de crane » multiforme mais aussi d’un mythe et d’une réalité. Une réalité : léger, mobile, ce canon de campagne est conçu pour soutenir les mouvements de l’infanterie. Il est capable de tirer 8 coups par minute et surtout il est le premier canon sans recul ( des freins hydrauliques évitent d’avoir à « repointer » le canon après chaque tir). Très craint des allemands, il est le meilleur de sa catégorie.
Un mythe : malgré toutes ses qualités les limites de cette arme sont tôt atteintes : sa portée maximale ne dépasse pas 1800 mètres et ne lui permet pas de rivaliser avec les énormes canons de l’artillerie lourde ennemie capable de propulser des projectiles de très gros calibre à plusieurs kilomètres voire, pour certaines pièces , à plusieurs dizaines.

 

Document : carte postale « notre bon génie, le 75 »

Armement artillerie 1

Document : L’artillerie russe en action, carte postale envoyée par le soldat Deschamp, régiment d’artillerie Algérie , depuis bordeaux le 10 octobre 1914.

Armement artillerie 2
« Cher camarade, je suis bien heureux de t’écrire car je pense souvent à toi .Je te dirai que le métier militaire est un sale fourbi surtout où je suis malgré que je suis pas malheureux parce que je fais le fourbi du brigadier et je suis toujours exempt de corvées … »

 

Document : Artillerie de montagne

Armement artillerie 3

 

Document : un obus

Armement artillerie 4