Les soldats morts et disparus de Markt Erlbach – Die gefallenen und vermissten Soldaten aus Markt Erlbach

Hommage aux soldats morts et disparus lors de la Grande Guerre de Markt Erlbach en Moyenne-Franconie, commune jumelée avec Panazol en Haute-Vienne.     Ehrung der im ersten Weltkrieg gefallenen und vermissten Soldaten aus Markt Erlbach in Mittelfranken, der Partnergemeinde von Panazol im Département Haute-Vienne

Carte des lieux de décès des soldats de Markt Erlbach – Karte der Orte des Todes der Soldaten aus Markt Erlbach

Légende de la carte : les couleurs des icônes distinguent les années de décès des soldats

Rouge : 1914  – Violet : 1915 – Marron : 1916 – Orange : 1917 – Bleu : 1918 – Vert clair : 1919 – Vert foncé : 1920

Legende der Karte : die Farbe der Icons bestimmt das Todesjahr der Soldaten

Rot : 1914 – Lila : 1915 – Braun : 1916 – Orange:1917 – Blau : 1918 – Hellgrün : 1919 – Dunkelgrün : 1920

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Les cinq fusillés de Limoges

Fusillés pour l’exemple

Les cinq fusillés de Limoges désignent des soldats nés à Limoges et “fusillés pour l’exemple” suite à des condamnations à mort prononcées par des Conseils de guerre en 1915 et 1916, pendant la Grande Guerre. Il s’agit de Jean Faucher, Charles Francis Fournerie, Nicolas Leboutet, Pierre Tranchant, et Antoine Voisin.  Conformément à la décision du conseil municipal de la ville de Limoges du 13 décembre 2016, les noms des fusillés figureront sur la stèle entourant le monument aux morts de la place Jourdan inaugurée le 11 novembre 2018 et où seront également gravés les 3005 noms des Morts pour la France nés ou domiciliés à Limoges au moment de leur décès. Il faudrait parler des “quatre plus un” car le cas du soldat Antoine Voisin comporte une part de mystère : sur le site Mémoire des hommes du Ministère de la défense, il figure dans la base des fusillés de la Première Guerre mondiale (1), mais il figure aussi dans la base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, sans avoir été réhabilité par un procès pendant l’entre-deux-guerres… En conséquence Antoine Voisin s’est retrouvé dans la liste des 3005 Morts pour la France de Limoges et la Libre Pensée qui milite pour la réhabilitation de tous les fusillés et la presse locale n’évoquent que quatre fusillés pour l’exemple.

Cet article se propose de présenter pour chaque fusillé des indications biographiques tirées des actes d’état civil en ligne auprès des Archives départementales de la Haute-Vienne et de résumer les informations contenues dans les archives des conseils de guerre conservées au Service historique de la Défense et composées des minutes de jugement et des dossiers de procédure (2).

(1) Le corpus des fusillés documentés ne comporte pas que des “fusillés pour l’exemple”, mais aussi des fusillés condamnés pour crimes ou délits de “droit commun”  ou pour espionnage, des fusillés sans jugement et des exécutés sommairement. Sur 1009 fusillés recensés on compte 640 “fusillés pour l’exemple”. Pour plus de détails sur la Base des fusillés consultez le site Mémoire des Hommes : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?larub=211&titre=fusilles-de-la-premiere-guerre-mondiale

(2) Les archives des conseils de guerre : “Dossiers de procédure et minutes de jugement constituent le reflet le plus direct de l’activité des conseils de guerre. Une même minute ou un même dossier peuvent concerner plusieurs fusillés ou plusieurs accusés jugés lors d’une même séance du tribunal. Les minutes présentent un aperçu sommaire des affaires jugées : elles ne contiennent en effet que l’état civil du prévenu, l’acte d’accusation, les attendus du jugement et la sentence du tribunal. Le dossier de procédure est la source la plus complète, dans la mesure où il comprend l’ensemble des documents ayant servi à l’instruction.” Site Mémoire des hommes.

Comment fonctionnait la justice militaire pendant la Première Guerre mondiale

“Un bon moyen de connaître ce fonctionnement en détail est de consulter mon livre Fusillés pour l’exemple, 1914-1915, car j’y consacre de longs développements. Pour résumer, la justice militaire s’appuyait sur un code adopté en 1857 sous Napoléon III, durci pour le temps de guerre par une loi du 18 mai 1875. Le souci étant que la manifestation de le justice n’entrave pas la bonne marche des opérations militaires et pour ce faire l’instruction était des plus rapides et le jury réduit à cinq personnes. Un officier remplissait les deux fonctions de juge d’instruction et de commissaire du gouvernement. L’appel à jugement était possible mais, en temps de guerre, pouvait être suspendu sur décision du président de la République. Ce qui fut le cas dès le début du conflit. De même, le président accepta de ne pas être consulté avant exécution si les circonstances l’imposaient, le recours à la grâce présidentielle devant , suivant l’instruction qui l’annonçait, “constituer l’exception”. Seul le général qui avait provoqué la mise en jugement pouvait suspendre l’exécution.” Extrait de l’article : Fusillés pour l’exemple ? Entretien avec André Bach, publié le 6 juin 2017 sur le site de la Mission du Centenaire.

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L’odyssée des soldats d’Orient

Les oubliés de la Victoire

Un documentaire vidéo de 52 minutes des historiens Didier Sapaut et Cédric Gruat

► Suivez ce lien pour voir la vidéo : https://www.reseau-canope.fr/notice/les-oublies-de-la-victoire.html

Ce documentaire, labellisé par la « mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale », est une co-production Réseau Canopé et Les Bons Clients. Avant l’avant-première du 18 octobre au Ministère des Armées et sa mise en ligne sur reseau-canope.fr, le documentaire de 52 min sera diffusé sur France3  le 7 novembre 2018.

Le film traite d’une période primordiale quant à l’issue de la Première Guerre mondiale, mais néanmoins oubliée, voire inconnue du grand public. Il s’appuie ainsi sur des images d’archives totalement inédites.

La volonté des auteurs est de proposer dans ce documentaire un regard nouveau sur l’année 1918 et sur l’après armistice et mettre en exergue l’odyssée de centaines de milliers de poilus d’Orient.

« Notre film souhaite, à travers l’histoire de cette armée d’Orient, poser un regard original sur la Grande guerre et ses prolongements, tout en inscrivant notre propos dans le temps présent et dans un questionnement actuel : Que signifie aujourd’hui commémorer la Première Guerre mondiale ? De quelle façon est-elle racontée et transmise ? Comment, à 100 ans de distance, faire «  parler » les images de ce conflit sans les trahir ? Enfin, comment rendre compte de l’oubli dans une œuvre documentaire?»

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Les derniers jours des soldats de Panazol

Conférence à la médiathèque de Panazol le samedi 10 novembre 2018 à 16h30

il s’agit de parcourir chronologiquement et géographiquement les derniers instants des 70 victimes en s’appuyant sur les renseignements tirés des fiches de Morts pour la France, des registres matricules des soldats, des JMO et historiques des régiments.

Le texte et le diaporama de la conférence seront mis en ligne à la suite de son déroulement

Cinq portraits de soldats de Panazol

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Retrouver un ancêtre blessé en 1914-1918

Plus de quatre millions de blessés

Sur huit millions de combattants français de la Grande Guerre, quatre millions ont été blessés, dont la moitié au moins à deux reprises, et 700 000 ont été réformés pour invalidité. Autant dire que toutes les familles ou presque sont concernées.

Dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre, le service de Santé des Armées a montré comment il avait du à cette époque s’adapter aux conditions médicales « hors normes » du conflit.

Tant publiques que privées, des archives permettent de retracer le parcours d’un ancêtre blessé et soigné, mais elles sont réparties sur l’ensemble du territoire français, voire au-delà pour les soldats alsaciens-lorrains qui ont combattu du côté allemand. Il est ainsi difficile, pour celui qui cherche un aïeul, de se retrouver sans guide dans la masse des fonds et des sites d’archives disponibles.

Ce livre indique donc la démarche et les documents à consulter en fonction de leurs lieux de conservation. Grâce aux exemples illustrant chaque type de recherche, le généalogiste découvrira les nombreuses pistes qui s’offrent à lui.

Une façon, en retrouvant toutes ces informations biographiques, de rendre hommage à cet ancêtre soldat qui a gardé dans sa chair les traces de son dévouement.

Cet ouvrage a reçu la Médaille d’or de la Société française d’histoire des hôpitaux et de l’AP-HP dans le cadre de Paris Healthcare en mai 2018. Plus d’informations.

L’auteur :

Sandrine Heiser, conservateur du patrimoine aux Archives nationales, est à l’initiative de la première Journée du généalogiste tenue au Service historique de la Défense en juin 2012. Elle a co écrit le guide Archives militaires, mode d’emploi, réedité en 2017.